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 Mettre de l’argent dans les banques

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MessageSujet: Mettre de l’argent dans les banques   Mettre de l’argent dans les banques EmptyLun 13 Avr - 16:37

Mettre de l’argent dans les banques
Q : Un jeune étudiant aux Etats-Unis met son argent par nécessité dans une banque qui pratique l’intérêt et qui lui en reverse. Peut-il le prendre et le dépenser dans le bien, car s’il ne le prend pas, la banque en bénéficiera ?[1]



R :

Premièrement, je dis qu’il n’est pas permis de mettre son argent dans ces banques, car si elles prennent cet argent, elles vont en profiter, commercer avec et il est évident qu’il n’est pas permis de laisser les mécréants disposer de notre argent. Mais si la nécessité l’oblige, de crainte que l’argent soit volé ou spolié, alors il n’y a pas de mal à le mettre dans ces banques. Par contre, il n’est pas permis de prendre en contrepartie un gain. Il est même interdit de prendre plus que son argent, car cela représente l’intérêt à propos duquel Allah le Très-Haut dit :





« Ô les croyants ! Craignez Allah ; et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants.* Et si vous ne le faites pas, alors recevez l’annonce d’une guerre de la part d’Allah et de Son messager. Et si vous vous repentez, vous aurez vos capitaux. Vous ne léserez personne, et vous ne serez point lésés. »[2]






Le verset, précis et clair, signifie qu’il ne faut pas prendre plus que son capital.


Au cours de son discours, le jour de cArafa, devant le plus grand rassemblement de musulmans, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

« Les intérêts contractés pendant la période pré-islamique (Jâhiliyya) ne sont plus valables. »

Donc l’intérêt contracté avant l’islam a été annulé par le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, et le premier intérêt que le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a annulé est l’intérêt d’Al-cAbbâs ibn cAbdul-Muttalib.[3] Si quelqu’un dit : « Si tu ne prends pas les intérêts, il sera utilisé pour la rénovation des églises, dans les industries militaires employées pour combattre les musulmans », la réponse est : « Si je me soumets à l’ordre d’Allah en évitant l’intérêt, les conséquences ne sont pas de mon ressort. Ce qui m’incombe à moi, c’est d’obéir aux ordres d’Allah Tout-Puissant. Mais si les conséquences sont néfastes, cela ne fait pas partie de mes œuvres. J’ai un ordre lancé par Allah, qu’Il soit exalté :










« Ô les croyants ! Craignez Allah et renoncez au reliquat de l’intérêt usuraire, si vous êtes croyants. »[4]




Deuxièmement, je demande : est-ce que cet intérêt fait partie de mon argent ?




La réponse est qu’il n’en fait pas partie, car il est possible qu’ils aient investi mon argent dans le commerce et qu’ils l’aient perdu. Donc, ce profit n’est sûrement pas un revenu de mon capital, car il se peut qu’ils aient gagné sa valeur ou davantage, ou encore, qu’ils n’aient rien gagné du tout sur mon argent. Donc, le fait qu’ils aient le contrôle sur une partie de mes biens ne signifie pas que cet intérêt servira aux églises ou à l’armement utilisé contre les musulmans.






Troisièmement, le fait de prendre cette somme en plus (c’est-à-dire l’intérêt) implique que celui qui la prend sait que c’est de l’intérêt, et que le Jour de la Résurrection, devant Allah, il confirmera que c’est bien l’intérêt. Alors, si c’est de l’intérêt, est-il possible que l’homme prétexte qu’il y a une raison pour le prendre, pour justifier son geste, bien qu’il croit fermement que c’est de l’intérêt ? La réponse est non, car il n’y a pas de raisonnement par analogie (Qiyâs) face à un texte juridique clair.






Quatrièmement, est-il certain que ces intérêts délaissés iront au service des églises ou des équipements militaires contre les musulmans ? La réponse est que cela n’est pas certain. Mais, si nous prenons les intérêts, nous commettons un interdit manifeste, par crainte d’une conséquence néfaste imaginaire. La raison saine nous interdit de faire cela. Cela veut dire qu’il est interdit que l’homme commette une corruption réelle pour se préserver d’une corruption imaginaire, qui se réalisera peut-être ou peut-être pas. En effet, il est possible que la banque prenne cet argent pour ses propres intérêts. Il est possible aussi que les employés le prennent pour leurs propres intérêts. Il n’est donc pas certain que cet intérêt aille au service des églises ou aux industries de l’armement contre les musulmans.


Cinquièmement, si l’on prend cet intérêt avec l’intention de le dépenser et de le séparer de son argent, cela signifie que l’on a souillé son âme par la mauvaise action pour essayer de se purifier. Ceci n’est pas logique. Nous conseillons donc d’éviter la mauvaise action, avant qu’elle ne souille, puis qu’il doive essayer de s’en purifier. Est-il raisonnable que l’homme expose ses vêtements à l’urine, afin de nettoyer ses vêtements une fois qu’elle les a touchés ? Non, ce n’est pas raisonnable ; étant donné que tu penses que c’est interdit et que c’est de l’intérêt, comment peux-tu le prendre et le donner en aumône et chercher à t’en débarrasser par la suite ? Donc, nous conseillons de ne pas le prendre du tout et de purifier son âme de cette pratique.





Sixièmement, si l’homme prend cet intérêt avec l’intention de le dépenser, est-ce qu’il garantit que son âme ne va pas le détourner de son intention de le dépenser dans les œuvres de charité et les services publics ? Il se peut que l’homme prenne cet intérêt avec cette intention, puis que son cœur se corrompe, son âme se détourne si la somme est considérable. Donc, il va prendre du temps pour réfléchir, alors qu’il était décidé. Puis après avoir pensé, il le rangera dans sa caisse, car l’homme ne peut pas faire confiance à son âme.


Il se peut qu’il veuille prendre cet intérêt avec une bonne intention, mais devant les liasses de billets, qu’il devienne avare et incapable de les dépenser. Quelqu’un m’a raconté qu’un homme avare est monté sur sa terrasse un jour, a mis les doigts dans ses oreilles et a commencé à crier à ses voisins : « Sauvez-moi, sauvez-moi ! » Les voisins, stupéfaits, sont venus en courant : « Qu’est-ce qu’il y a, Abû Untel ? » Il répondit : « J’ai séparé l’argent de la Zakât de mon argent pour le donner, mais je l’ai trouvé considérable et mon âme m’a soufflé : « Si une autre personne le prend, ta richesse sera diminuée. » Sauvez-moi, aidez-moi. »






Septièmement, s’il prend l’intérêt, il sera comparable aux juifs, lesquels ont été blâmés par Allah le Très-Haut :












« C’est à cause des iniquités des juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites, et aussi à cause de ce qu’ils obstruent le sentier d’Allah, (à eux-mêmes et) à beaucoup de monde.* Et à cause de ce qu’ils prennent des intérêts usuraires - qui leur étaient pourtant interdits - et parce qu’ils mangent illégalement les biens des gens. A ceux d’entre eux qui sont mécréants, Nous avons préparé un châtiment douloureux. »[5]







Huitièmement, le fait de prendre l’intérêt est une atteinte contre les musulmans, car les savants des chrétiens et des juifs savent que l’islam interdit l’intérêt. Alors, si ce musulman le prend, ils vont dire : « Regardez les musulmans. Leur Livre interdit l’intérêt, mais malgré cela, ils le prennent. » Et ceci est sans doute un point faible pour les musulmans, quand ils transgressent les préceptes de leur religion, car leurs ennemis connaissent leurs points faibles.



En effet, la désobéissance du musulman n’influe pas seulement sur son auteur, mais sur l’islam tout entier.









« Et craignez une calamité qui n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous. »[6]







Les Compagnons, qu’Allah les agrée, considérés comme le parti d’Allah et Ses soldats, en compagnie du meilleur homme envoyé aux gens, prière et salut d’Allah sur lui, lors de la bataille d’Uhud ont commis une et une seule désobéissance : le résultat fut alors la défaite après la victoire. Allah le Très-Haut dit :







« Jusqu’au moment où vous avez fléchi, où vous vous êtes disputés à propos de l’ordre donné, et vous avez désobéi après qu’il vous eut montré (la victoire) que vous aimez ! »[7]




c’est-à-dire qu’il s’est produit ce que vous détestez.

Donc, les désobéissances ont un grand effet dans l’état de sous-développement que connaissent les musulmans, dans leur domination par leurs ennemis et leurs défaites devant eux. Si la victoire disparaît après la désobéissance, qu’en est-il d’une victoire qui n’existe plus ? Les ennemis de l’islam se réjouissent quand les musulmans prennent les intérêts, même s’ils détestent qu’ils prennent cet argent, mais ils se réjouissent car les musulmans ne sont pas invincibles quand ils commettent une désobéissance.



Parmi ces huit méfaits qui me sont venus à l’esprit, un seul suffit pour interdire l’emploi de l’intérêt des banques et je pense qu’une personne clairvoyante et qui médite trouvera la vérité à ce sujet : c’est-à-dire, qu’il n’est pas permis de prendre l’intérêt.


Ceci est mon point de vue et la réponse à la question posée. S’il est conforme à la vérité, cela vient d’Allah, qu’Il soit exalté, le Généreux et les louanges Lui appartiennent. Si c’est une erreur, cela vient de moi. Mais j’espère que ceci est la vérité, à la lumière de ce que j’ai cité comme règles et preuves révélées.



Fatwa de Cheikh Otheimine.
Majmuc Durûs wa Fatâwa al-Haram al-Makkî tome 3, pages 386 et 390









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[1] Majmuc Durûs wa Fatâwa al-Haram al-Makkî (Recueil de Cours et de Fatwas de la Mosquée Sacrée de la Mecque), t. 3, pp. 386-390, cheikh Muhammad Ibn cUthaymîn


[2] La Vache, v. 278, 279.



[3] Rapporté par Muslim dans le chapitre du pèlerinage (1218).



[4] La Vache, v. 278.



[5] Les Femmes, v. 160, 161.



[6] Le Butin, v. 25.



[7] La Famille d’Imrân, v. 152.
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